Salif Sadio, chef du Front Nord du MFDC

Dernière mise à jour : 27 févr. 2020


Considéré comme l’éternel rebelle, Salif Sadio est l’un des chefs du MFDC les plus radicaux. Leader du Front Sud oriental au début il finira dans le nord. Le chef de la faction sud s’était établi dans son quartier général de Kassolole et était à la tête d’un nombre important de maquisards. Plus tard il retranchera dans sa base à hauteur d’Ingoré. A partir de son Front Sud, il avait établi des connexions avec d’autres leaders de groupes tels que celui sous le commandement d’Ousmane Goudiaby, qui régnait au nord entre Diouloulou et la frontière de la Gambie et celui d’Ebadiouti, qui opérait dans le secteur de Nyassia, dans la partie ouest de Ziguinchor. A la suite de ses intenses combats avec César Atoute Badiate qui le repoussa de son ancienne base de Kassolole, Salif Sadio s’installa à Baraka Mandiola. Là également, après la mort d’Assoumana Mané, l’armée Bissau-guinéenne qui ne supportait plus la montée en puissance de la faction armée qu’il commandait, lance une offensive pour chasser le contingent de son fief. Selon leral.net du vendredi 20 Juillet 2012, Sadio a fini par trouver refuge en territoire gambien, auprès de son ami Yaya Jammeh et a bénéficié du soutien de celui-ci. Il se créa alors dans ce pays une zone de repli pour l’entraînement de ses troupes et par laquelle se fait le trafic d’armes attesté par le cargo d’armes iranien capturé à Lagos.


Salif Sadio s’érige en héros national, sans doute le plus résolu à se battre pour l’indépendance de la Casamance. Il semble d’ailleurs être toujours fidèle à son idéologie séparatiste. Dans une interview accordée à RFI, il affirme : « Le droit immémorial de la Casamance à l’indépendance nationale, est un droit réel, absolu, inaliénable, imprescriptible, non négociable » (leral.net, idem). En vrai stratège, il semble être, de tout le maquis, celui qui a le plus donné du fer à tordre à l’armée sénégalaise.



Salif Sadio, Head of the MFDC North Front


Considered as the eternal rebel, Salif Sadio is one of the most radical leaders of the MFDC. Leader of the Eastern South Front at first it will finish in the north. The leader of the southern faction had settled in his headquarters in Kassolole and was at the head of a large number of guerrillas. Later it will cut off in its base at the height of Ingoré. From his Southern Front, he had established connections with other leaders of groups such as the one under the command of Ousmane Goudiaby, who reigned in the north between Dioulou and the border of Gambia and that of Ebadiouti, which operated in the Nyassia sector, in the western part of Ziguinchor. As a result of his intense fights with Caesar Atoute Badiate who pushed him away from his former base in Kassolole, Salif Sadio settled in Baraka Mandiola. Here too, after the death of Assoumana Mané, the Bissau-Guinean army, which no longer supported the rise in power of the armed faction he commanded, launched an offensive to drive the contingent out of its fief. According to leral.net of Friday 20 July 2012, Sadio ended up finding refuge in Gambian territory, with his friend Yaya Jammeh and benefited from his support. It then created a retreat zone in this country for the training of its troops and through which the arms traffic attested by the Iranian arms cargo captured in Lagos is carried out.


Salif Sadio sets himself up as a national hero, probably the most determined to fight for the independence of the Casamance. He always seems to be faithful to his separatist ideology. In an interview with RFI, he states: «Casamance’s immemorial right to national independence is a real, absolute, inalienable, imprescriptible, non-negotiable right» (leral.net, idem). As a real strategist, he seems to be, of all the maquis, the one who gave the most iron to twist the Senegalese army.

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